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C'est alors qu'en une inspiration fiévreuse
et frémissante, il écrivit à Paris son
Etat juif, dans lequel il écrit « Il
faudrait aux Juifs un Etat, dans un pays dont ils auraient
la souveraineté. Il suffirait aux nations d'accorder
aux masses juives malheureuses, un petit coin de terre, que
le judaïsme aurait la charge d'organiser et de faire
prospérer. »
Herzl se heurte, en occident, à une incompréhension
farouche.
Herzl donne, à Londres, une grande conférence,
organisée par son ami Zangwill, sans réussir
à faire prendre au sérieux son projet.
Herzl prépare le premier Congrès sioniste de
1897 : « le sionisme a pour but de créer,
pour le peuple juif en Palestine, un foyer garanti par le
droit public. » Dès lors, Herzl augmente
sans arrêt son activité, et les obstacles nouveaux
appellent en lui des énergies nouvelles. Il fonde l'Organisation
sioniste, la banque Sioniste et le Fonds de Rachat de la Terre
(Keren Kayemeth Leyisraël).
« Si javais à résumer
en une seule phrase le Congrès de Bâle
phrase que je noserais pas publier je dirais :
à Bâle, jai créé lEtat
juif. » Théodore
Herzl, Journal, 1897
Chaque année, un nouveau congrès assemble les
militants.
En 1902 il publia un roman d'anticipation sur la vie en Palestine,
Terre ancienne-Terre nouvelle (Alneuland). Le
titre de ce roman fut traduit en hébreu par Tel Aviv,
et c'est ce qui donna son nom à la ville nouvelle.
Quand, en 1903, les persécutions redoublèrent
en Russie, Herzl traversa l'Europe une fois de plus. Il alla
trouver personnellement le ministre du tsar pour lui parler
du sionisme.
Au sixième congrès de 1903, Herzl révéla
une offre du ministre anglais des Colonies : celui-ci proposait
de concéder aux sionistes un territoire en Ouganda,
leur assurant, par charte, une complète indépendance.
Ce refuge provisoire, si utile, n'empêcherait pas de
poursuivre l'action en faveur de la Palestine.
Le congrès comptait cinq cents délégués
et, parmi eux, près de deux cents délégués
russes, qui refusèrent cette proposition et quittèrent
même l'assemblée en pleine session.
Malgré la maladie de coeur qui l'accablait, il travailla
avec acharnement, et organisa une réunion du Comité
d'action sioniste à Vienne, en 1904. Il avait renoncé
à l'Ouganda et repris ses négociations avec
le gouvernement turc.
Herzl disparut prématurément
en juillet 1904, à Vienne, n'ayant pas cessé
de servir une des aspirations millénaires d'Israël,
qu'il avait puissamment enracinée, par son labeur géant,
son courage et son dévouement.
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